[TOPS & FLOPS] WIMBLEDON

Pour celles et ceux qui ont préféré suivre les aventures de la petite balle jaune plutôt que celles du ballon rond (on peut aussi faire les deux !), vous savez déjà que l’édition 2018 de Wimbledon nous a réservé bien des surprises. Pour les autres, lisez la suite…

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TOPS

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Djokovic retrouve les sommets

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© liberation.fr

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Cela faisait deux ans, deux très longues années, que Novak Djokovic n’avait pas soulevé un trophée du Grand Chelem. Deux ans de galère, à osciller entre démotivation et travail acharné pour retrouver le niveau d’un numéro 1 mondial. Ces derniers mois, on a senti que le « Djoker » était monté d’un cran dans l’intensité de son jeu. A Roland-Garros, après un tournoi plus que correct, il est sorti par la révélation du tableau masculin, Cecchinato, au stade des quarts de finale. Une défaite qui plonge Djokovic dans un état de frustration extrême. A ce moment-là, on réalise que le Serbe a retrouvé la rage de vaincre. A Wimbledon, avec Nadal et Federer en tant que 1e et 2e têtes de série, Djokovic arrive dans la peau d’un outsider. Outsider sérieux, certes, mais outsider quand même. Deux semaines plus tard, Novak Djokovic soulève pour la 4e fois le trophée de Wimbledon, après une demi-finale épique contre Rafael Nadal et une finale maîtrisée contre Kevin Anderson. Un 13e titre du Grand Chelem, pourtant celui-ci semble plus spécial que les autres puisque, pour la première fois, « Nole » l’a remporté sous les yeux de son fils.

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Isner-Anderson, 6h36

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© liberation.fr

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Y-a-t ’il vraiment besoin d’en rajouter ? Sans vraiment le vouloir, John Isner et Kevin Anderson ont relancé, un vendredi 13, la polémique du tie-break au 5e set à Wimbledon. Celle-ci n’avait plus vraiment été évoquée depuis 2010 et le match de 11h05 entre Nicolas Mahut et … John Isner (déjà). Cette fois, le cinquième set a duré près de trois heures et s’est achevé sur le score de 26 à 24 en faveur de Kevin Anderson. A 32 ans, le Sud-Africain s’est qualifié pour sa deuxième finale de Grand Chelem en l’espace de onze mois, après l’US Open 2017. Et même si ce n’était pas la plus belle des demi-finales, on ne peut que saluer la prestation physique et mentale de ces deux géants, qui ont donc joué le deuxième plus long match de l’histoire du tennis. Avec 5h21 de jeu, la demi-finale de Djokovic et Nadal occupe désormais la 3e place du classement.

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Des Bleus en deuxième semaine !

On les attendait et cette fois, on les a eus. Ils étaient trois à représenter la France en huitièmes de finale à Wimbledon : Adrian Mannarino, Gaël Monfils et Gilles Simon. Monfils a notamment éliminé Richard Gasquet au 1e tour et Sam Querrey au 3e. Mannarino s’est quant à lui défait de l’espoir russe Daniil Medvedev et Gilles Simon de Nikoloz Basilashvili. Les trois joueurs ont montré un jeu propre (et fantasque pour Monfils, comme toujours !). On les sentait bien installés dans ce tournoi, mais ils sont malheureusement tombés sur des montagnes en huitièmes : Federer pour Mannarino, Anderson pour Monfils et Del Potro pour Simon. Un beau parcours tout de même pour les Bleus.

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FLOPS

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Cilic est passé à la trappe

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© lequipe.fr

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Finaliste sortant et tout juste vainqueur du tournoi du Queen’s, Marin Cilic semblait être un outsider plus que sérieux dans le tableau masculin. Son premier tour face à Yoshihito Nishioka, négocié en trois sets et 1h49 de jeu, a confirmé ce statut. Le Croate a ensuite poursuivi sur sa lancée dans son match du 2e tour face à Guido Pella … ou du moins pendant les deux premiers sets, donc il s’est emparé sans la moindre difficulté. Avant d’être interrompu par la pluie et renvoyé au vestiaire. Le lendemain, les clés du 3e tour ont changé de main. Pella breake dès la reprise du match et s’empare du 3e, puis du 4e set au tie-break. Dans la cinquième manche, Cilic tient bon, mais c’est finalement Pella qui obtient le premier des balles de break, qui sont aussi des balles de match. Deux jeux plus tard, l’Argentin plie le match sur un score final de 3-6 1-6 6-3 7-6 7-5 et élimine sans plus de façon le numéro 5 mondial (désormais 7e). Incroyable, mais vrai.

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Federer et Nadal, rendez-vous manqué

Ils étaient évidemment les deux plus grands favoris. Federer, qui a fait l’impasse sur la saison sur terre, ne cachait pas ses ambitions : remporter Wimbledon pour la 9e fois de sa carrière. Nadal, quant à lui, se présentait évidemment comme son principal rival. On se demandait bien qui aurait pu empêcher les deux hommes de se retrouver en finale pour un nouvel affrontement épique. Aujourd’hui, on a la réponse : en quart de finale, c’est Kevin Anderson, en jouant le tennis de sa vie, qui a mis fin au rêve de Federer, après été mené 2 manches à rien. Une dégringolade soudaine du Suisse qu’on a bien du mal à expliquer. Quant à Nadal, il s’est heurté en demi-finale à un certain Novak Djokovic, désireux de retrouver enfin le toit du monde. Une bataille en deux jours, cinq sets et un score de 10 jeux à 8 dans la dernière manche. C’est l’Espagnol, finalement, qui a craqué dans un match au bout du suspense. On l’espère, ce n’est que partie remise pour deux des plus grands joueurs de l’histoire.

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Alizée Villeroy

Alizée Villeroy

Étudiante en sciences qui s’est trompée de chemin, amoureuse du sport et du revers de Stan Wawrinka, qui l’a d’ailleurs rendu accro au tennis. Ne peut s’empêcher de commenter un match à voix haute même s’il se déroule à l’autre bout du monde.

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