[TENNIS INSIDE] UN JOUR A ROLAND, EPISODE 2

Ça y est, c’est le grand jour ! Après des semaines – que dis-je, des mois ! – d’attente et d’impatience, me voilà partie en direction du stade de Roland-Garros, où se déroule aujourd’hui le 6e jour de la compétition. Et aujourd’hui, c’est Central. Au programme : Muguruza, Nadal, Djokovic et V.Williams, ce qui devrait nous offrir de belles démonstrations de tennis. Seule déception, les deux Français du jour, à savoir Lucas Pouille et Kristina Mladenovic, jouent sur le Lenglen. Moi qui rêvait d’une ambiance « Allez les Bleus »… Je me prends même à espérer que les cadors soient un peu en difficulté pour que les matches ne soient pas trop expéditifs et que le public ait le temps de se réveiller.

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Muguruza a tenu son rang face à Putintseva.

Muguruza a tenu son rang face à Putintseva.

Autre point noir du jour : la météo. Les spécialistes annoncent des orages à partir de midi… Inutile de préciser que j’ai prié toute la nuit pour un peu de clémence ! En attendant, le ciel est plutôt dégagé, et il doit déjà faire un bon 25°C à 11h. De quoi bien entamer la journée. Et cette journée, on la commence justement avec Garbine Muguruza, tenante du titre, opposée à la jeune Kazakhe Yulia Putintseva. Après un premier set plutôt accroché, Muguruza prend le large dans la deuxième manche et s’impose finalement 7-5 6-2 en 1h41 de jeu. L’ambiance du Chatrier est encore loin d’être à son maximum, mais les deux joueuses sont raccompagnées par les applaudissements chaleureux du public. Pendant le match, on a appris l’abandon de David Goffin sur l’écran géant, qui nous a montré la vidéo de sa chute, assez terrible… J’avoue que je suis assez déçue et triste. Le Belge est un joueur que j’aime vraiment bien et qui aurait pu aller loin dans ce tournoi.

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Mais retour au direct. En attendant que le compatriote de Muguruza, Rafael Nadal, rentre sur le court pour jouer son match du troisième tour, je décide d’aller faire un tour du côté du court numéro 2, où Milos Raonic a commencé son match face à Guillermo Garcia-Lopez. L’occasion d’admirer le service surpuissant du Canadien, mais aussi le reste de son jeu, de plus en plus complet.

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Face à Garcia-Lopez, Milos Raonic lâche de vrais boulets de canons.

Face à Garcia-Lopez, Milos Raonic lâche de vrais boulets de canons.

Et je peux vous dire que quand Raonic lâche ses coups, ça résonne bien dans le court. D’ailleurs, c’est clairement lui qui domine le match, et comme je voudrai bien manger un bout avant de retourner sur le Central pour le match de Nadal. Je pré-commande mon menu sandwich grâce à l’application dédié aux visiteurs de Roland, My Roland-Garros, qui est décidément très complète. Comme on paye via l’application, je n’ai plus qu’à retirer mon repas au comptoir, ce qui m’évite la longue file d’attente. Armée de mon petit sac en papier, je retourne vers le court Philippe-Chatrier, où Nadal et Basilashvili (tombeur de Gilles Simon au 1e tour) ont déjà engagé les hostilités. Et l’Espagnol n’a pas attendu pour assurer sa domination, puisqu’il a fait le break d’entrée.

Le reste du match confirme ce que je pensais. Le public assiste à une véritable démonstration de la part de Nadal, et Basilashvili lui-même n’a pas d’autre choix que d’être spectateur de son propre match. Le Géorgien ne remporte qu’un seul jeu de tout le match, qui n’aura duré que 1h30. Pas de quoi motiver le public, je dois l’avouer… Du beau tennis, mais pas assez de suspens pour que les spectateurs s’enflamment. Quant au ciel, il se fait de plus en plus menaçant, mais la pluie nous épargne jusque-là.

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La pluie est tombée à trois reprises, sans incidence sur les matches.

Le ciel s’est fait de plus en plus menaçant au fil de la journée.

Le match suivant oppose Novak Djokovic à l’Argentin Diego Schwartzman, mais comme il me reste un peu de temps avant le début, je quitte le court Central pour m’aventurer au fin fond du stade de Roland-Garros, derrière le Suzanne-Lenglen, dans l’espoir d’apercevoir quelques joueurs à l’entraînement. Si je suis déçue de ce côté-là, je tombe cependant sur le match de double mixte de Mathias Bourgue et Pauline Parmentier, devant lequel je m’arrête pendant quelques minutes. Les Français sont menés 1 set à rien mais semblent avoir l’avantage dans la deuxième manche. J’hésite à rester dans les tribunes un peu plus longtemps, mais l’appel du Central est plus fort. Je retrouve ma place juste au moment où le match démarre. Dès les premiers instants, on sent que ce match-là sera beaucoup plus palpitant que celui de Nadal. Djokovic, moins en forme depuis son exploit un an auparavant Porte d’Auteuil, semble chercher un second souffle – nouvel équipementier, nouveau coach… Sur ses deux premiers tours, « Nole » a semblé plutôt relax, mais aujourd’hui, Diego Schwartzman va lui donner du fil à retordre. C’est d’ailleurs l’Argentin qui remporte la première manche et ses performances exaltent le public, qui se réveille enfin ! Djokovic égalise à un set partout, puis perd son sang-froid dans le troisième – sa raquette en a fait les frais. Quand le numéro 2 mondial recolle une nouvelle fois au score, la tension est à son maximum. On démarre une ola qui fait deux fois le tour des gradins sans que Carlos Ramos, l’arbitre de la rencontre, ne parvienne à calmer nos ardeurs.

Djokovic moins serein que sur ses deux premiers tours.

Djokovic moins serein que sur ses deux premiers tours.

 Mais dans le cinquième, c’est définitivement Djokovic qui prend l’ascendant sur le score sans appel de 6-1. Qualifié pour les huitièmes de finale, le Serbe, dans son français approximatif que j’adore, remercie le public et salue la performance de son adversaire, avant de quitter le court sous les applaudissements. La pluie est tombée à trois reprises pendant le match, mais elle a plus perturbé les spectateurs que les joueurs puisqu’il n’y a eu aucune interruption.

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Entre temps, on a appris sur les écrans géants du court la qualification difficile de Kristina Mladenovic, qui a déclenché une nouvelle salve d’applaudissements lors d’un changement de côté. C’est ensuite Lucas Pouille qui est entré en scène sur le court Suzanne-Lenglen, et comme bon nombre des spectateurs du Central, je quitte le court pour me rapprocher de l’écran géant de la Place des Mousquetaires, qui diffuse le match. Après avoir mené deux manches à une, le jeune Français se retrouve plutôt mal embarqué dans le quatrième, qu’il finit par perdre. C’est finalement Albert Ramos-Vinolas qui s’impose en près de 4h de jeu, et la déception se fait sentir sur la Place de Mousquetaires.

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A cet instant, il n’y a plus beaucoup de matches qui se jouent dans le stade, et l’organisation ouvre le Central à tous. J’en profite pour me trouver une meilleure place, juste sous les cabines de commentateurs, afin de regarder la fin de la rencontre entre Venus Williams et Elise Mertens. Sans grande surprise, c’est la plus âgée des sœurs Williams qui remporte le match sur le score sec de 6-3 6-1.

Ça discute pour Elise Mertens, mais l'arbitre a toujours raison.

Ça discute pour Elise Mertens, mais l’arbitre a toujours raison.

La journée est terminée, et je dois dire que les émotions ont été au rendez-vous, comme toujours à Roland-Garros. Je suis la foule qui quitte le stade et se dirige vers le métro sans grand pincement au cœur, puisque je serai de retour demain, cette fois sur les courts annexes ! Bonne nuit Roland, et merci à la météo qui s’est montrée si indulgente !

 

Alizée Villeroy

Alizée Villeroy

Étudiante en sciences qui s’est trompée de chemin, amoureuse du sport et du revers de Stan Wawrinka, qui l’a d’ailleurs rendu accro au tennis. Ne peut s’empêcher de commenter un match à voix haute même s’il se déroule à l’autre bout du monde.

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