Le Canada déjà à la fête !

Avant même le début du Masters 1 000 de Toronto qui marque le coup d’envoi de la tournée nord-américaine, le Canada s’est délocalisé le temps d’un tournoi à Washington. Dans la capitale américaine, le pays de la feuille d’érable s’est montré sous son meilleur jour avec Milos Raonic et Vasek Pospisil. En revanche, la saison sur terre battue est désormais terminée. C’est le jeune Belge, David Goffin, qui a remporté le dernier tournoi sur cette surface cette année à Kitzbühel.

 

Vasek Pospisil et Milos Raonic se sont disputés le titre en finale à Washington. © Citi Open

 

Washington est la capitale des Etats-Unis d’Amérique mais la ville où réside Barack Obama est devenue la capitale du tennis canadien le temps d’une semaine. Ironie du sort, le Masters 1 000 de Toronto a lieu dans la foulée. Coïncidence ? Pas vraiment.


ATP 500 – Washington

 

Lors du tournoi se déroulant au sein de la capitale américaine, le Canada est parti à l’assaut de la Maison Blanche. Mission réussie puisque c’est Milos Raonic qui s’est imposé. Cerise sur le gâteau, il a battu un compatriote en finale en la personne de Vasek Pospisil. Avant d’en arriver au match ultime à Washington, Milos Raonic n’a pas été très bousculé. Grâce à son service, le gros point fort du bombardier canadien, il a pu écoeurer ses adversaires en réalisant un sans-faute dans les jeux décisifs (5 sur 5). Pour le beau jeu, on repassera mais force est de constater que la stratégie de Milos Raonic est redoutablement efficace. Très solide tout au long du tournoi, il a tout de même été obligé de maîtriser ses nerfs dans ses deux premiers matches de la semaine remportés respectivement contre Jack Sock puis Lleyton Hewitt. Lors de ces deux rencontres, le jeune Canadien de 23 ans a gagné chaque set au tie-break. Son quart de finale face à Steve Johnson partait sur les mêmes bases mais Milos Raonic est parvenu à plier l’affaire rapidement dans la seconde manche. La fin du tournoi a été plus simple pour lui. Après un succès relativement facile contre Donald Young, il s’est attaqué à Vasek Pospisil, véritable révélation du Masters 1 000 de Montréal l’an passé où il avait atteint le dernier carré, en finale. Sans trembler, Milos Raonic a remporté le sixième titre de sa carrière, le premier cette année, au terme d’un match parfaitement maîtrisé. C’était la première finale 100% canadienne sur le circuit. Avec cette victoire dans la ville de la Maison Blanche, le géant canadien reprend la 6ème place mondiale au classement ATP. Leader de la relève du tennis mondial, il sera un outsider de poids à l’US Open sur une surface qui lui convient à la perfection.

Malgré la défaite face à son compatriote en finale, Vasek Pospisil gardera un très bon souvenir de sa semaine à Washington. En plus d’avoir atteint la première finale de sa carrière, le Canadien de 24 ans a réalisé un très beau parcours dans la capitale américaine en sortant notamment Santiago Giraldo, Richard Gasquet (bête noire de Kei Nishikori avec une cinquième victoire sur le Japonais en autant de rencontres) et Tomas Berdych, tête de série No. 1 du tournoi. Après son premier titre du Grand Chelem en double obtenu à Wimbledon avec Jack Sock, Vasek Pospisil poursuit sur sa lancée. A n’en pas douter, la tournée nord-américaine qui passe par Toronto devrait lui donner des ailes. Hasard du tirage au sort, il rencontrera Richard Gasquet au premier tour du Masters 1 000 canadien, aussi bien en simple qu’en double ! Une nouvelle qui ne doit pas faire sourire le Français qui sera associé à Jo-Wilfried Tsonga face aux vainqueurs de Wimbledon.

 

Milos Raonic est parvenu à conquérir la Maison Blanche sans perdre le moindre set. © Citi Open


ATP 250 – Kitzbühel

 

La saison sur terre battue a tiré sa révérence à Kitzbühel. Lors du dernier tournoi de l’année sur la surface ocre, c’est David Goffin qui s’est imposé en Autriche. Heureux bénéficiaire d’une wild-card, il n’a pas déçu les organisateurs. Après un premier tour rondement mené face au Français Kenny de Schepper, le Belge de 23 ans s’est payé le luxe de battre, ni plus ni moins, Philipp Kohlschreiber, tête de série No. 1 du tournoi, en deux sets. L’Italien Paolo Lorenzi ne lui a pas opposé une plus grande résistance au tour suivant. Arrivé dans le dernier carré avec la manière, David Goffin a poursuivi sur son élan positif. Vainqueur de Máximo González, l’Argentin issu des qualifications, en trois sets après un début de match mal négocié, il ne lui restait plus qu’une marche à gravir, la plus difficile. En finale, il devait faire face au chouchou du public local : le jeune et prometteur Dominic Thiem. Ce dernier a réalisé une belle semaine en éliminant successivement Marcel Granollers, tête de série No. 2, et Juan Monaco. En finale, c’est d’ailleurs l’Autrichien qui a pris le meilleur départ en empochant la première manche. Poussé par un public forcément acquis à sa cause, le joueur de 20 ans semblait se diriger vers la victoire finale avec ses frappes lourdes. Mais David Goffin a eu le mérite de ne pas sortir du match pour continuer à croire en ses chances. Après avoir laissé passer l’orage, le Belge, révélé pendant Roland-Garros en 2012 (il avait même pris un set à Roger Federer en huitièmes de finale), est revenu dans la rencontre en devenant plus agressif. Fort du gain du deuxième set, il s’est définitivement envolé vers le premier titre de sa carrière dans la troisième manche. Les deux finalistes ont réalisé une très bonne opération au classement ATP en Autriche. Dominic Thiem a gagné 6 places pour atteindre le 44ème rang mondial, le meilleur classement de sa carrière tandis que David Goffin a grimpé de 30 places pour réintégrer le Top 50 où il n’était plus présent depuis mars 2013. Assurément, les jeunes ont la cote en ce moment.

 

David Goffin arrose son titre obtenu face à Dominic Thiem. © Bet-at-Home Cup Kitzbühel

 

Après un mois d’attente, les choses sérieuses reprennent réellement cette semaine à Toronto à l’occasion du premier Masters 1 000 de la tournée nord-américaine. Le point d’orgue de l’été américain sera évidemment l’US Open, dernier Grand Chelem de la saison.

Maxence Fabrion

Maxence Fabrion

Rédacteur chez La Petite Balle Jaune
Journaliste en formation. Drogué au sport. Inconditionnel de la petite balle jaune. A eu la chance de grandir avec les coups légendaires et les exploits homériques de Roger Federer. Objectif mais pas trop. Envie de voyager aux quatre coins du globe.
Maxence Fabrion